Résidence à Ambert : le papier Richard de Bas

Je ne l’avais que très rapidement évoqué lors d’un précédent article : depuis la mi-septembre, je suis en résidence d’artiste dans la ville d’Ambert en Auvergne, à la Manufacture d’images du Centre culturel Le Bief. La Manufacture est un lieu consacré à la découverte et à la promotion des techniques d’estampe, c’est-à-dire d’image imprimée de façon artisanale à partir d’une matrice, terme qui inclut la gravure sur bois, sur lino, sur cuivre, sur zinc, la sérigraphie… entre autres ! Ce bel endroit m’accueille donc pour une durée de deux mois, afin que je travaille dans leurs ateliers sur un livre réalisé en gravure sur cuivre, en lien avec le territoire auvergnat et mes propres thématiques.

C’est pour moi une fantastique expérience que de pouvoir me consacrer à ce travail dans un tel cadre, et de découvrir en même temps une très belle région. J’en reparlerai plus en détails lors d’un prochain article, avec quelques aperçus de mon travail réalisé à la Manufacture et une petite description des lieux ! Mais avant d’en arriver là, je souhaiterais présenter un endroit qui a été pour moi le point de départ de cette résidence et mon premier lien à la ville d’Ambert, le moulin à papier Richard de Bas.

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Illustration : Des louves et des encres !

Et je reviens par ici avec un peu de nouveauté, à savoir quatre petites illustrations à l’encre de Chine ! Il s’agit d’un travail de commande réalisé pour Ophélie Hervet alias Louve errante, pour qui j’avais déjà peint en 2016 la bannière de son site internet, un loup brumeux à retrouver du côté de mes aquarelles.

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Pour l’amour des gifs

Histoire de changer un peu des articles techniques des dernières semaines (mais on y reviendra !), aujourd’hui, j’avais envie de parler d’une de mes petites lubies d’illustratrice, à savoir les process gifs (ou gifs de processus ?). En gros, il s’agit d’un gif qui fait défiler les différentes étapes de réalisation d’une illustration numérique jusqu’au résultat final.

Celleux qui suivent ma page facebook depuis un moment en ont déjà vu passer un certain nombre. Lorsque je travaille en numérique sur une illustration, j’enregistre régulièrement des aperçus en jpeg de ce que je suis en train de faire, afin de comparer au fur et à mesure ce que j’ai changé, et parfois de revenir en arrière. Une fois l’illustration terminée, j’ai donc à ma disposition une certaine quantité d’aperçus de mes étapes, que je n’ai plus qu’à rassembler en un gif. Après avoir passé des heures sur une image, je trouve qu’il y a un côté rassérénant à la voir se construire toute seule en boucle sous mes yeux en quelques secondes. ^^

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Gravure à l’eau-forte – Partie 3 : aquatinte

Lors du précédent article consacré à l’eau-forte, j’avais expliqué le fonctionnement de base de cette technique, qui permet d’obtenir une gravure au trait suite à une ou plusieurs morsures dans le perchlorure de fer. Cependant, il existe nombre d’autres procédés à l’eau-forte produisant des résultats très différents ! Celui dont je souhaiterais parler aujourd’hui est donc l’aquatinte.

À l’inverse de l’eau-forte « au trait » déjà présentée en détail, l’aquatinte permet d’obtenir une apparence de lavis à peu près similaire à un travail à l’encre de Chine diluée ou à l’aquarelle. Au lieu de chercher à avoir des traits fins et nets, le but ici est de créer des à-plats, de la matière, sur la base d’une texture grainée qui évoque un peu une trame d’impression.

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Gravure à l’eau-forte – Partie 2 : impression

Dans le précédent article, je présentais rapidement la technique de l’eau-forte et les différentes étapes nécessaires à la gravure de la plaque de cuivre. Dans cette seconde partie, il est temps de passer au but premier de la réalisation d’une gravure, l’impression sur papier. À l’époque de l’impression numérique sans limite, passer autant de temps entre le vernis, l’acide, puis l’encrage manuel de la plaque, un tirage à la fois, peut paraître un peu anachronique. Mais toutes les technologies contemporaines ne peuvent égaler la beauté et la texture d’une impression artisanale, où le savoir-faire de l’artisan imprimeur, la précision de son geste, s’expriment encore pleinement.

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Gravure à l’eau-forte – Partie 1

Après la gravure sur bois, il est temps cette fois pour moi de présenter une des nombreuses techniques de gravure sur métal, l’eau-forte.

L’eau-forte consiste à recouvrir une plaque de cuivre (ou de zinc) d’un vernis spécial dit vernis dur (à l’opposé du vernis mou, une autre technique de gravure), dans lequel on viendra dessiner avec une pointe, de façon à mettre à nu le métal aux endroits désirés. La plaque ainsi travaillée est ensuite plongée dans un acide, qui viendra ronger le cuivre uniquement aux endroits où celui-ci est découvert, tandis que les zones vernies resteront inaltérées. La particularité de cette technique est donc que le graveur n’incise pas le métal en lui-même avec son outil, mais simplement le vernis, ce qui permet un travail très fluide, des traits souples assez proches du dessin. Il s’agit en outre d’une réalisation beaucoup plus rapide et moins physique que d’autres techniques de taille-douce, comme le burin, qui demande davantage de technicité pour maîtriser l’instrument.

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Aquarelle : Pele

Ces derniers temps, avec la préparation de l’exposition de novembre, j’ai principalement travaillé en noir et blanc, que ce soit à l’encre de Chine ou en gravure. Il était temps de ramener un peu de couleurs sur ce blog, en l’occurrence des couleurs océaniennes, avec une aquarelle que j’avais évoquée rapidement lors de mon précédent article et que je peux maintenant partager !

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Nouvelles encres

Ces dernières semaines, en parallèle d’une aquarelle de belle taille* que j’espère pouvoir dévoiler bientôt, je consacre l’essentiel de mon temps aux gravures et dessins à l’encre qui constitueront mon exposition de novembre. Une seconde gravure sur bois est en cours de conception, mais ces jours-ci, j’ai privilégié le dessin, avec une petite variation.

En effet, cela faisait un moment que j’avais en tête une idée de série autour des formes et textures du végétal, mais à l’encre blanche sur fond noir au lieu de l’inverse, plus habituel. J’avais déjà acquis de l’encre blanche il y a un bon moment, le fait de devoir racheter une pointe de Rotring fine suite à la fin tragique de la précédente a finalement été le déclencheur :

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Gravure sur bois

Dans un précédent article, j’évoquais rapidement les deux plaques de tilleul ci-dessous, ainsi que leur usage. Il est temps d’en dire un peu plus !

Ces plaques proviennent d’un tilleul tombé que mon compagnon (Talagan, qui a aussi conçu ce site) a débité en planches il y a plus d’un an afin d’en stocker le bois pour un usage futur en lutherie. J’ai pu choisir des morceaux issus du bord de l’arbre, pour leurs formes irrégulières intéressantes pour moi, et il a bien voulu me les dégauchir, tailler, polir, jusqu’à ce que j’obtienne un matériau propice à l’exercice de la gravure. Il ne me restait plus qu’à me lancer.

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Sergio Toppi, l’art du noir et blanc et la fusion des formes

J’avais prévu d’utiliser ce blog également pour présenter certain.e.s artistes qui m’inspirent, et pas seulement mon propre travail. Comme en ce moment, je travaille plutôt à l’encre de Chine, il m’a semblé logique de commencer par un maître de la plume et du noir et blanc, l’artiste italien Sergio Toppi.

Je vous passe les détails de sa biographie, vous les trouverez sans peine sur internet ! J’ai découvert les travaux de Sergio Toppi il y a un an ou deux à peine, au hasard d’une page internet d’abord puis grâce aux éditions Mosquito qui ont republié ces dernières années certaines de ses œuvres, notamment la série Sharaz-De, qui reprend le récit de Shéhérazade et des Mille et une nuits avec autant de beauté que d’audace dans le traitement graphique, notamment la composition des pages, toujours très recherchée.

Sergio Toppi explore de nombreux registres, du conte au western en passant par le Japon ou le Pacifique, esquissant avec beauté et précision la diversité des visages, des lieux, des êtres. Il travaille à l’occasion la couleur, mais personnellement, ce sont ses noirs et blancs qui me touchent le plus. La vie solennelle qui anime les visages humains et animaux se mêle à la richesse des textures, le travail des contre-formes, des vides et des pleins, en une créativité de composition qui semble infinie.

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