Gravure à l’eau-forte – Partie 3 : aquatinte

Lors du précédent article consacré à l’eau-forte, j’avais expliqué le fonctionnement de base de cette technique, qui permet d’obtenir une gravure au trait suite à une ou plusieurs morsures dans le perchlorure de fer. Cependant, il existe nombre d’autres procédés à l’eau-forte produisant des résultats très différents ! Celui dont je souhaiterais parler aujourd’hui est donc l’aquatinte.

À l’inverse de l’eau-forte « au trait » déjà présentée en détail, l’aquatinte permet d’obtenir une apparence de lavis à peu près similaire à un travail à l’encre de Chine diluée ou à l’aquarelle. Au lieu de chercher à avoir des traits fins et nets, le but ici est de créer des à-plats, de la matière, sur la base d’une texture grainée qui évoque un peu une trame d’impression.

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Gravure à l’eau-forte – Partie 2 : impression

Dans le précédent article, je présentais rapidement la technique de l’eau-forte et les différentes étapes nécessaires à la gravure de la plaque de cuivre. Dans cette seconde partie, il est temps de passer au but premier de la réalisation d’une gravure, l’impression sur papier. À l’époque de l’impression numérique sans limite, passer autant de temps entre le vernis, l’acide, puis l’encrage manuel de la plaque, un tirage à la fois, peut paraître un peu anachronique. Mais toutes les technologies contemporaines ne peuvent égaler la beauté et la texture d’une impression artisanale, où le savoir-faire de l’artisan imprimeur, la précision de son geste, s’expriment encore pleinement.

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